Didier Guillaume a « insisté sur le fait qu'il ne fallait plus attendre pour activer » les instruments (...) conçus pour « répondre aux crises aiguës comme celle que l'UE traverse en ce moment », a indiqué le ministère dans un communiqué.
Outre le déclenchement rapide du stockage privé d'excédents laitiers, dont il a déjà parlé à plusieurs reprises publiquement, le ministre souhaite que des stockages soient aussi possibles « dans les secteurs de la viande ovine, caprine et de veaux ».
Il souhaite par ailleurs une aide « pour le secteur des fruits et légumes » touché par la fermeture des restaurants, cantines et celle de marchés de plein air.
Le ministre a aussi rappelé « la situation très grave pour la profession horticole » après la fermeture de tous les commerces non essentiels dont font partie les fleuristes et jardineries, ainsi que « pour la filière viticole pour laquelle les effets de la crise viennent s'ajouter à ceux induits par la mise en place des droits à l'importation aux États-Unis ».
Enfin, le ministre a demandé au commissaire à l'agriculture « d'aller plus loin dans les flexibilités offertes aux États membres et aux régions notamment pour la mise en œuvre des contrôles » sur le terrain.
L'Europe croule sous le lait et les cours chutent depuis le début de la crise liée au coronavirus qui a entraîné la fermeture des restaurants et cantines en Europe tout en perturbant les marchés export. Les marchés de la viande ovine, caprine et de veaux sont aussi profondément désorganisés et les éleveurs souffrent, ainsi que celui des fruits et légumes frais, privés de leurs principaux débouchés commerciaux.
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