Le gouvernement a annoncé vendredi l'ouverture à la rentrée 2021 d'une nouvelle voie d'accès post-bac pour les études de vétérinaire, qui, quoique limitée, pourrait aider à combler des déserts vétérinaires en cours de formation en zones rurales.
Dans certaines zones agricoles, il est de plus en plus difficile de trouver un vétérinaire. (©Terre-net Média)
En 2021, les élèves de classe terminale qui souhaitent devenir vétérinaire pourront s'inscrire via Parcoursup dans les écoles nationales vétérinaires (ENV): 160 places seront disponibles pour cette première année après examen de leur dossier scolaire et après entretiens, ont indiqué vendredi les ministres de l'enseignement supérieur et de l'agriculture.
Ces 160 étudiants suivront une année de cycle préparatoire intégré d'un an, dispensé dans les écoles vétérinaires.
Quelque 480 étudiants continueront à être recrutés dans les Ecoles nationales vétérinaires par les trois voies d'entrée existantes : le concours A accessible après deux ans de classes préparatoire, le concours B, accessible après 120 crédits ECTS acquis lors d'une licence, et le concours C, accessible après un BTS/DUT/BTSA ou une licence professionnelle.
Le mode supplémentaire de recrutement post-bac « permettra non seulement d'augmenter le nombre de vétérinaires formés pour la pratique rurale, mais offrira aux élèves de terminale ayant de bons résultats scolaires mais pour lesquels la classe préparatoire pourrait être perçue comme un obstacle, la possibilité de postuler directement dans une des quatre écoles nationales vétérinaires » indiquent les deux ministères.
Cette réforme s'inscrit « dans la volonté du gouvernement de favoriser l'ouverture sociale et diversifier le recrutement des grandes écoles », ajoute le texte.
Recul, voire l'absence de vétérinaires dans des zones rudes
Comme dans la santé humaine, des déserts médicaux se créent aussi en santé animale, surtout dans les zones rurales où l'élevage se ralentit, a déploré cet été l'Ordre national des vétérinaires.
Avec 18 548 vétérinaires inscrits à l'Ordre, le nombre total de praticiens a augmenté de 1,1 % en 2018 par rapport à 2017, et de 4 % par rapport à 2014. Mais le dernier atlas démographique de la population vétérinaire, paru cet été, a mis en lumière le recul, voire l'absence de vétérinaires dans des zones rudes comme les contreforts sud du Massif Central, certaines régions des Alpes ou des Pyrénées qui sont pourtant des zones d'élevage, mais aussi autour de Troyes, Reims, Limoges, dans la Manche ou le Jura.
A la rentrée, la conférence des directeurs des établissements d'enseignement supérieur agronomique et vétérinaire avait annoncé une augmentation de 20 % du nombre de places supplémentaires d'ici à 2024 dans les écoles vétérinaires et d'agronomie, avec un effort particulier pour les recrutements « post-bac » et « apprentissage » afin de permettre « à plus de jeunes, issus de tous les territoires, avec des parcours scolaires diversifiés de devenir vétérinaires ou ingénieur agronomes/agroalimentaire ».
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »
Chez Alexandre, « le prix d’achat du robot de traite ne représente que 50 % du coût total d’utilisation »
L’usine de tracteurs Claas du Mans dévoile ses secrets en photos
Pourquoi les Allemands ont-ils un meilleur prix du lait ?
Biolait prévoit un déclassement de 10 % à 15 % en 2026
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Le gouvernement appelle à « une limitation » de la consommation de viande
Intervenants en élevage : « tout le monde ne circule pas librement sur l’exploitation ! »