Avec la diminution du nombre d’abattoirs, les temps de trajet s’allongent. Si les bovins mettent en moyenne 2 h à rejoindre un établissement d’abattage, de grandes disparités régionales existent.
En 17 ans, le trajet moyen des bovins entre la ferme et l’abattoir a été allongé d’un quart d’heure, explique le service statistique du ministère de l’agriculture. En cause, la diminution du nombre d’établissements d’abattage. Si la France compte actuellement 181 abattoirs ayant un agrément bovin, ils étaient 80 de plus il y a 15 ans.
« Entre 2005 et 2022, plus de la moitié des établissements d’abattages de bovins ont fermé en Hauts-de-France et Centre-Val de Loire. En Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie, le nombre d’abattoirs a diminué de près d’un tiers. C’est le cas également en Bretagne et Pays de la Loire, plus grandes régions productrices de bovins laitiers » détaille Agreste dans son rapport. Seule exception, le Grand Est. Avec une diminution du nombre d’établissements d’abattage de l’ordre de 10 % en 17 ans, la région doit le maintien de ses infrastructures à une importante dynamique transfrontalière.
Sur les 4 millions de bovins abattus l’an dernier, 2 millions ont effectué le trajet entre la ferme et l’abattoir en moins d’une heure et demie. Et les trois quarts des bovins ont réalisé cette distance en moins de 2 h 30. Si le maillage territorial semble permettre d’assurer un temps de transport décent aux animaux, de grandes disparités existent entre les régions. Une vache d’Ille-et-Vilaine mettra en moyenne 1 h 15 à rejoindre l’abattoir. Les bovins de l’Aisne ou d’Alsace auront besoin de près de 3 h.
« C’est pour les veaux que la hausse du temps de trajet est la plus importante (+ 20 minutes) » poursuit Agreste, et plus particulièrement les veaux laitiers. D’un gabarit différent, ces animaux sont abattus dans des établissements spécialisés, ce qui contribue également à allonger la durée du trajet.
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