Le gouvernement français a annoncé vendredi que Tokyo avait levé les dernières restrictions sanitaires à l'entrée sur son sol de bœuf français, près de 20 ans après la crise de la vache folle qui avait motivé cet embargo.
« Le Japon a officiellement levé ce jour l'ensemble des restrictions sanitaires qui pesaient encore sur l'exportation de la viande de bœuf française vers ce pays », saluent les ministères français des affaires étrangères et de l'agriculture dans un communiqué.
Communiqué ?? | La viande bovine française accède plus largement au marché japonais ???????? ??https://t.co/LileD09rHz pic.twitter.com/PoLayShlNw
— Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation (@Agri_Gouv) August 7, 2020
Le Japon avait banni en 1996 les importations de bœuf britannique en raison de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), autrement appelée maladie de la vache folle, avant d'étendre l'interdiction à l'ensemble de l'Union européenne au début des années 2000.
L'archipel a ensuite rouvert progressivement son marché à plusieurs pays, la France étant autorisée depuis 2013 à exporter des viandes bovines issues d'animaux de moins de 30 mois.
« Un dernier cycle de négociations vient d'aboutir à la levée complète de l'embargo japonais », se félicitent les deux ministères : la France « peut désormais exporter au Japon de la viande sans limite d'âge, y compris des viandes hachées ».
Dans une note d'avril 2019, l'ambassade de France au Japon relevait que le Japon avait importé pour moins de deux millions d'euros de viande bovine française en 2018, dans un marché « largement dominé par l'Australie et les États-Unis » qui « représente des gains potentiels importants pour les exportateurs français ».
Les ministères soulignent que « les débouchés de la filière bovine française au Japon bénéficieront également des avancées de l'accord de partenariat économique » entre l'UE et le Japon, entré en vigueur en février 2019.
« Les droits de douane pour la viande bovine française et européenne importée au Japon ont déjà été significativement diminués, et cette diminution est amenée à se poursuivre dans les prochaines années », font-ils valoir.
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