Le marché français du lait de consommation s’érode. Il a perdu 350 Ml en quatre ans, soit un recul de 10,5 % (lire page 17). Le groupe coopératif Terra Lacta n’est pas épargné. Deux de ses filiales, SLVA (Société laitière des volcans d’Auvergne, Puy-de-Dôme) et LMA (Laiterie des montagnes d’Auzances, Creuse) – qui sont restées intégralement dans son giron au moment de son rapprochement avec Savencia – affichaient 207 millions de litres de lait UHT en 2013. Elles sont descendues à 172 Ml en 2016. Ces volumes sont commercialisés par la société Orlait, détenue majoritairement par Candia, dans laquelle Terra Lacta est entrée en 2014 à hauteur de 5 % du capital. « Face à cette baisse de 35 Ml en quatre ans, il a fallu réagir, d’autant plus que cette évolution est une tendance de fond », dit José Pano, directeur général de Terra Lacta. Il estime alors que développer des démarches ou des marques locales sur le marché français ne suffira pas à compenser la baisse. Le choix du grand export est fait « pour assurer des volumes importants ».
Un contrat de 120 Ml avec le chinois Synutra
Ce sera avec la Chine et le désormais bien connu Synutra(1), pour un contrat de 120 Ml sur trente-deux mois. Vingt-cinq millions de litres ont été livrés en 2016. Quarante-huit à cinquante millions de litres par an sont programmés en 2017 et 2018. L’objectif est de trouver d’autres marchés sur le grand export.
(1) Synutra a construit une usine de poudres infantiles en Bretagne. La coop normande Maîtres Laitiers commence un contrat de 90 Ml par an de briquettes de lait UHT infantile.
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