Thierry Roquefeuil : « Deux fils rouges doivent les guider. Le premier concerne la formation. Face au changement climatique, aux attentes de la société sur le bien-être animal et les pesticides, les producteurs ont besoin d’être encore plus performants afin de répondre à ces enjeux. Ils seront gagnants car les performances environnementales et économiques sont étroitement liées. La formation est l’un des outils à mobiliser. Seul, il n’est pas aisé d’analyser ses leviers d’adaptation. Cela doit se faire en additionnant les compétences avec celles des autres organismes de conseil. Avec la séparation conseil-vente de pesticides qui se profile, les chambres auront tout de même un rôle majeur à jouer dans les alternatives au “moins de phytos”.
Le renouvellement des générations est le second fil rouge. La main-d’œuvre est une clé de la pérennité des fermes laitières, avec notamment le développement de l’emploi salarié. Les chambres d’agriculture doivent se saisir de ce sujet. »
Laurent Pinatel : « L’autonomie des fermes est le maître mot de l’agriculture paysanne que nous défendons. Autonomie décisionnelle, financière, alimentaire, être maître de son destin. Elle est indispensable pour cesser d’être de simples fournisseurs de l’agro-industrie, dépendants et sous-payés. La chambre d’agriculture doit accompagner, dans une logique non marchande, les éleveurs à engager cette transition agricole en lien avec les attentes citoyennes : pâturage, baisse des pesticides…
Cette transition doit également avoir comme objectif de rémunérer dignement le travail paysan et de retrouver la reconnaissance du métier d’éleveur. Car l’enjeu du renouvellement des générations est majeur en élevage laitier.
Nous portons l’idée d’avenir d’un repos hebdomadaire financé, pour tous les éleveurs et toutes les éleveuses, afin de soulager la charge de travail. Il en va de l’attractivité du métier et du bien-être paysan. »
Daniel Condat : « Tous les agriculteurs doivent trouver dans les chambres d’agriculture les conseils dont ils ont besoin. Elles ont un rôle important dans l’installation des jeunes et la transmission des exploitations. À partir des réseaux de références, elles doivent aussi fournir des conseils technico-économiques adaptés à chaque exploitation. Former les éleveurs aux nouvelles techniques telles que la conservation des sols, les soins alternatifs, l’agriculture bio, fait également partie de leurs missions. La vulgarisation à partir de démonstrations est un bon moyen pour y parvenir.
En parallèle, les chambres d’agriculture sont là pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur tous les problèmes que rencontrent les agriculteurs : textes inapplicables, calamités agricoles, situations sociales délicates, etc. Elles sont à la disposition de tous les agriculteurs. Ils doivent s’y sentir chez eux. »
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