« Pour toute construction, une mise à la terre efficace est la condition indispensable pour évacuer le courant. La deuxième étape est l’équipotentialité du bâtiment : c’est-à-dire relier toutes les parties métalliques, afin d’équilibrer les charges », explique Olivier Ranchy, un des deux géobiologues de la chambre d’agriculture des Pays de la Loire, qui propose des sessions d’initiation à la géobiologie, signe d’une prise de conscience du phénomène suscitée par l’accumulation des situations d’impasse technique. Ce conseiller en élevage est passé par deux écoles de formation, Géobios et Argema, toutes deux objet d’une demande de reconnaissance officielle. « On s’en rapproche, estime-t-il. Le 18 février, au Sénat, l’Opec a reconnu l’intérêt de la géobiologie en élevage. »
Dans l’entre-temps, il conseille de s’adresser à des experts membres de la Confédération nationale des géobiologues. Sur le terrain, il mène souvent une expertise géobiologique avant installation d’un bâtiment neuf, ou un diagnostic de l’existant. « Parfois, le courant parasite est trop puissant et on ne peut l’évacuer. Lorsque l’on est trop proche d’une ligne à haute tension, par exemple. Des cas insolubles, pour lesquels il faut prévoir une délocalisation de l’élevage. Il s’agit donc d’éviter de positionner les éoliennes ou tout ouvrage de production électrique au-dessus des failles et des courants d’eau. »
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