Si un vent de panique avait soufflé sur la filière comté au début du premier confinement, il n’en est rien au second. Les affineurs, metteurs en marché, affichent une certaine sérénité. Les ventes seraient au beau fixe. Il est vrai que le comté est peu dépendant de la RHF. Surtout, contrairement au printemps, les crémiers se sont organisés. Parallèlement, les marchés restent ouverts et les rayons à la coupe en GMS fonctionnent. Pas d’inquiétude non plus pour la fin d’année. « Il y aura peut-être moins de réveillons importants, mais au final autant de personnes à réveillonner », explique cet affineur. Même sérénité sur le massif jurassien pour le morbier. Il manquerait même des produits après la baisse de production de cet été.
Les fromages auvergnats seraient un peu plus touchés, mais nettement moins qu’en mars. Les ventes du saint-nectaire auraient reculé de 25 à 30 %, le bleu d’Auvergne et la fourme d’Ambert de 10 à 20 %, le cantal de 10 %. Du côté du camembert de Normandie, on se dit confiant. Les ventes ralentissent mais restent dans le vert : + 1 % sur les dix premiers mois, contre + 3 % habituellement. Ses deux atouts : son format de 250 g, et la valeur refuge qu’il représente.
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