Le directeur de la communication de Lactalis, Michel Nalet, a assuré mercredi aux sénateurs que son groupe, faute de publier ses comptes, allait collaborer avec l'observatoire des prix et des marges, et a assuré qu'Emmanuel Besnier allait venir rencontrer en personne les parlementaires.
« Nous sommes un groupe familial et nous sommes attachés à notre indépendance. Nous ne sommes pas opposés au dépôt des comptes mais nous sommes opposés au jeu de la communication qui pourrait en être fait », a déclaré Michel Nalet devant la commission des affaires économiques du Sénat.
« L'administration fiscale connaît très bien nos comptes. Notre groupe paye ses impôts en France. Il y a une très grande transparence vis à vis de cette administration », a-t-il assuré. Il a par ailleurs assuré qu'il était du « ressort » de Lactalis « d'avancer pour que l'observatoire des prix et des marges ait des données claires, précises et concises sur les marges effectuées par notre profession », même « s'il y a là aussi des problèmes de confidentialité qu'on aura à traiter ».
« L'objet de l'amendement Sapin 2 c'est de pouvoir donner des informations sur les niveaux de marge réalisés par l'ensemble de la filière, mais nous souhaitons pouvoir aussi protéger le secret des affaires », a-t-il rappelé.
Le ministre de l'agriculture Stéphane Travert a rappelé la semaine dernière les industriels de l'agroalimentaire et la distribution au respect de la charte qu'ils ont signé pour rééquilibrer la valeur dans la chaîne au profit des producteurs. Pour cela, il compte mettre en place des « indicateurs » de coûts de revient, filière par filière, pour que les négociations annuelles sur les prix auxquels la distribution achète aux industries reposent sur des « données objectives ».
Jusqu'à présent, ces indicateurs ne peuvent être mis en place, en raison de groupes comme Lactalis qui ne publient aucun chiffre. Répondant aux remarques des sénateurs déçus de ne pas avoir en face d'eux le PDG du groupe, Michel Nalet a déclaré que « dans le contexte dans lequel nous sommes il n'a effectivement pas souhaité venir. Cela ne veut pas dire qu'il ne le fera pas dans le futur ». « Je ne suis pas un directeur de la communication comme vous pouvez en voir dans un certain nombre d'entreprises. Ça fait 28 ans que je suis dans le groupe et j'ai exercé beaucoup de fonctions. Je suis proche de M. Besnier et il s'est engagé auprès de moi à vous rencontrer les uns les autres », a-t-il ajouté.
La présidente de la commission, Sophie Primas (LR) a indiqué avoir pris « note de la proposition de recevoir M. Besnier dans un contexte dépassionné ».
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