La Mongolie a été choisie pour être le pays à l'honneur du Sommet de l'élevage 2022. Avec un territoire dont 80 % est à vocation pastorale, elle présente des similitudes avec le mode d’élevage pratiqué dans le Massif-Central. Aujourd’hui, cet ilot démocratique, coincé entre Chine et Russie, souhaite structurer son élevage pour créer davantage de valeur.
Quand les steppes et les prairies du Massif-Central se rencontrent… Pour sa 31 e édition, le Sommet de l’élevage a mis la Mongolie à l’honneur du 4 au 7 octobre 2022. Avec 67 millions d’animaux, dont 5 millions de bovins pour 3,4 millions d’habitants, ce pays d’élevage par excellence trois fois plus étendu que la France dispose d’un potentiel agricole considérable.
Développer l'élevage mongol
Si aujourd’hui 99 % de l’élevage mongol est traditionnellement nomade, un programme de développement de ce secteur est en cours, notamment avec la mise en place d’élevages plus performants composés de races pures. Le pays prévoit d’ailleurs de s’appuyer sur l’importation de 100 000 têtes de bovins, moitié race laitière et moitié race à viande comme la Holstein, la Limousine, l'Angus ou encore la Montbéliarde.
La race bovine locale est le Yack : une petite vache, avec un faible rendement en lait, mais adaptée au climat rude.
L’agriculture, pilier de la coopération France-Mongolie
C’est dans ce cadre qu’une délégation gouvernementale d’une trentaine de Mongols, rassemblant éleveurs et investisseurs privés, s’est déplacée à Cournon pour une petite semaine, avec, en point d’orgue du programme, la signature d’un accord de coopération agricole entre le ministre mongole Khayangaa Bolorchuluun et le ministre de l’agriculture français Marc Fesneau.
Nyankhuu Ulambayar, ambassadrice de Mongolie en France souligne : « Nous souhaitons devenir un pays exportateur ; un pays producteur au lieu d'importateur aujourd'hui. Donc nous avons des défis à relever dans notre élevage, dans notre agriculture et dans notre économie. »
Elle poursuit : « Nous espérons apprendre des technologies, des savoir-faire, des excellences françaises en matière d'agriculture et d'élevage. Et aussi de partager nos expériences mongoles avec les Français et les participants internationaux. »
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