La récolte du maïs ensilage est royale. Sur vingt ans de carrière, ce sont mes plus beaux rendements. Je les estime à 18 t de MS/ha sans avoir eu besoin d’irriguer, contre 13 tonnes l’an passé… avec irrigation. J’ai transformé en urgence deux silos de 7 m x 23 m en un silo de 14 m x 30 m, grâce à une dalle bétonnée et un mur de ballots de paille en fin de silo. Inutile de dire qu’après trois années de sécheresse, mes collègues et moi avions “la banane” durant le chantier d’ensilage. Heureusement, car sinon, côté prix du lait, celui de ma coopérative Sodiaal n’est pas à la hauteur de la conjoncture. Le prix du marché Spot, bien au-delà des 400 €/1 000 l en septembre, reflète une pénurie de lait. Si le prix de Sodiaal ne remonte pas significativement d’ici à la fin de l’année, j’aurai perdu confiance en elle. La comparaison avec mes collègues céréaliers ne fait que renforcer ce désabusement. Lorsqu’on manque de blé, son prix s’enflamme. Pourquoi ce n’est pas le cas pour nous, producteurs de lait ? »
« J’attends un signal fort de Sodiaal »
Article réservé aux abonnés.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Quelques recommandations pour bien loger ses veaux laitiers
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?