L'Agence de sécurité sanitaire Anses a publié jeudi trois scénarios de vaccination préventive des volailles contre l'influenza aviaire, censés aider l'Etat à définir sa stratégie pour éviter une nouvelle catastrophe à l'automne 2023.
En 2021-2022, l'épizootie a conduit à l'euthanasie de 22 millions de volailles. La grippe aviaire a de nouveau frappé les élevages français lors de la saison 2022-2023, dont le bilan n'est pas encore connu.
Pour limiter la diffusion du virus qui circule parmi les oiseaux sauvages, le gouvernement s'est fixé l'objectif de débuter la vaccination avant la phase critique de l'hiver, et a demandé à l'Anses de présenter des scénarios « pertinents ».
Dans son rapport, l'agence recommande de vacciner les volailles de manière préventive, avant l'arrivée du virus dans les élevages car il faut trois à quatre semaines pour que les volailles soient véritablement immunisées.
Trois scénarios sont ensuite proposés, en fonction du nombre de doses de vaccin dont disposeront les services de l'Etat.
- Si celles-ci sont en quantité limitée, l'Anses suggère de privilégier les animaux reproducteurs, toutes espèces confondues, ce qui permet de préserver le renouvellement des élevages.
- En plus des reproducteurs, et si les doses sont plus abondantes, l'agence propose de cibler les espèces les plus à risque : en particulier les palmipèdes (canards et oies) destinés au gavage, les dindes élevées en plein air et les futures poules pondeuses (poulettes) avant qu'elles n'accèdent à l'extérieur.
- Enfin, si la disponibilité le permet, l'Anses propose d'élargir en rajoutant les palmipèdes élevés pour la viande, les dindes en bâtiment, et d'autres volatiles s'ils sont élevés en plein air (poules, poulets, pintades, cailles).
La vaccination viendra toujours « en complément des mesures de biosécurité déjà en place dans les élevages », telles que le confinement des volailles en période à risque ou la désinfection du matériel, souligne l'agence.
Par ailleurs, ces scénarios vaccinaux ne seront efficaces que si la souche virale est proche de celle ayant circulé en 2022-2023.
Ces éléments scientifiques doivent désormais « être croisés avec la disponibilité des vaccins et les contraintes économiques » pour que l'Etat définisse sa stratégie, explique à l'AFP Gilles Salvat, directeur général délégué pour la recherche à l'Anses.
En décembre, le ministère de l'agriculture estimait que « si tous les signaux sont au vert, en mai, on aura des vaccins fonctionnels, autorisés, et une stratégie adaptée sur le plan sanitaire et économique ».
Un acte délégué européen datant du mois de février « autorise le principe de la vaccination » dans les pays de l'UE, tant qu'il s'accompagne d'un protocole de surveillance renforcé dans les élevages, indique M. Salvat.
Reste à savoir si les fabricants de vaccins, dont les expérimentations touchent à leur fin en France, « seront capables de répondre au volume de commandes » avant l'hiver, ajoute-t-il.
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