Si la collecte est plutôt soutenue partout dans le monde, la demande n’est plus au rendez-vous et les prix baissent.
Entre 2024, où les États-Unis étaient clairement acheteurs de matière grasse, et aujourd’hui, la situation s’est complètement retournée. Le pays est devenu exportateur net depuis le début de l’année 2025 du fait d’une collecte abondante avec un lait riche en matière grasse et à un prix élevé. Le beurre produit, même s’il est de qualité inférieure au beurre européen, est arrivé à droit de douane plein dans l’Union européenne (UE), ce qui reste suffisamment rare pour être remarqué (+/- 2 000 t). Très acheteuse, l’UE a été aussi approvisionnée par l’Ukraine et la Nouvelle- Zélande, en lien avec l’application de l’accord de libre-échange. Ces deux pays avaient d’ailleurs tout intérêt à exporter vers l’UE car le marché leur a été facilité (droit de douane réduit pour la Nouvelle-Zélande et nul pour l’Ukraine). Comme l’UE s’est aussi mise à produire du beurre, avec une collecte qui se tient bien également ces derniers mois, l’offre devient trop importante. Finalement, l’UE ne joue plus ce rôle de tampon sur les marchés mondiaux du beurre et les prix baissent.
La cotation Atla du beurre au prix Spot a chuté entre début juillet et début novembre de 2 560 €/t. L’offre est trop importante par rapport à la demande. Dans l’ensemble des principaux bassins de production, aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande comme en Europe, la collecte reste à un bon niveau. Aux États-Unis, ce lait supplémentaire est produit par des vaches conservées plus longtemps car les génisses se font rares. Mais comme le prix de la viande est à la hausse, ces dernières pourraient bien être réformées, surtout si le prix du lait baisse comme cela commence à s’observer chez certains industriels. En parallèle, les cours des poudres baissent également, mais avec moins d’ampleur.
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