La cotation Atla du beurre a encore gagné 200 €/t en un mois et approche de son niveau record de 4 400 €/t atteint en 2013.
Un palier qui devrait tenir encore plusieurs mois dans une ambiance de quasi-pénurie. En cause, le reflux de la collecte européenne qui arrive aussi dans son creux saisonnier et une demande mondiale toujours très forte. Le beurre subit aussi les exportations très dynamiques de fromages qui tirent les fabrications.
Et quand on fait du fromage, on produit moins de beurre. La poudre grasse suit logiquement l’évolution du beurre, avec une demande mondiale qui ne faiblit pas. La cotation de la poudre maigre a progressé de manière plus modeste, à 2 130 €/t. Les gros acheteurs (Moyen Orient, Algérie, Mexique, etc.) sont sûrement freinés par le bas prix du pétrole. Et les énormes stocks mis à l’intervention, même s’ils sont remis sur le marché avec prudence, empêcheront tout emballement de la cotation.
Tout indique que le prix du lait à la production va continuer à monter en Europe. Reste à savoir si ce signal va relancer la collecte.
C’est peu probable sur le court terme avec des élevages qui ont décapitalisé sur le cheptel, des trésoreries exsangues et des fourrages parfois médiocres.
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