La faiblesse des abattages se poursuit en 2026 ce qui soutient les cours des vaches O en Europe à des niveaux trés élevés. La France affiche notamment le plus haut prix.
« La France retrouve sa situation historique de leader en ce qui concerne le prix de la vache laitière, affirme Ilona Blanquet, agroéconomiste à l'Institut de l'élevage. On retrouve une situation qu'on avait connue en 2023-2024 », rappelle-t-elle, bien qu'on ne soit plus du tout aux mêmes niveaux de prix...

En semaine 10 de l'année 2026, la cotation française de vache O était de 6,71 €/kg carcasse, soit + 31 % par rapport à 2025. La vache irlandaise cotait 6,22 €, la vache allemande 6,15 € et la vache polonaise 6 €.
Moins d'abattages en Europe
« La bonne conjoncture laitière européenne a incité les éleveurs à garder leurs vaches », explique l'experte. Cela a notamment ralenti les abattages : « On observe un recul inédit de - 5 % en téc des abattages de vaches en Europe sur 2025 par rapport à 2024. » Si on est à - 1 % en France, - 6 % en Allemagne, c'est en Irlande que la situation est frappante : - 20 % ! « Et ça se poursuit sur 2026 », affirme Ilona Blanquet.
Le cheptel diminue moins qu'avant
Le cheptel européen a donc ralenti sa chute en 2025. « D'après les données Eurostat, on a retrouvé sur 2025 un rythme de recul du cheptel normal : - 1 %, alors qu'on était à - 3 % sur un an en 2024. L'Europe comptait 29 millions de têtes de vaches au 1er décembre 2025, soit une perte de 224 000 têtes en 1 an. C'est beaucoup moins que la perte de 2024 qui était de - 930 000 têtes. »
L'Irlande et l'Italie ont stabilisé leur cheptel de vaches en une année. « En France, on est à - 2,1 %, c'est plus important que moyenne européenne mais c'est à cause de la FCO et de la DNC qui ont causé des avortements importants. C'est également lié aux départs en retraite non remplacés dans l'Hexagone. »

Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Le progrès génétique de la race brune au service du collectif
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »