Le Premier ministre a profité de sa venue dans le chef-lieu de la Lozère, où se tient le Congrès mondial de la race brune, pour délivrer ce message : « l'Etat, le gouvernement ne laisseront pas tomber » les éleveurs.
« Trois chantiers nous attendent » pour venir en aide à l'élevage et l'agriculture, a poursuivi Manuel Valls. « Il faudra d'abord impérativement réguler les marchés des produits agricoles (...) C'est le combat des agriculteurs qui savent les dégâts d'une volatilité excessive des prix et c'est aussi le combat que la France mène dans les enceintes internationales et à Bruxelles », a-t-il souligné devant des responsables agricole et du monde de l'élevage.
« La crise de l'élevage n'est pas uniquement française, elle est européenne », a-t-il relevé. Selon lui, « nous avons besoin de régulations » car « une vision ultra-libérale, qui ne tienne pas compte de la réalité de l'agriculture de chaque pays, qui soit basée uniquement sur une concurrence frénétique, tuera nos agriculteurs ».
« Je remarque que les choses sont en train de changer » en Europe, a encore assuré Manuel Valls en concédant que jusqu'à maintenant, les « idées » françaises étaient « minoritaires » avec une Commission européenne « dominée par les libéraux ». Il a également été question du sujet, a-t-il dit, lors du conseil des ministres franco-allemand, jeudi à Metz, en présence de François Hollande et d'Angela Merkel pour obtenir le « soutien de l'Allemagne dans cette nécessaire régulation ».
Trois chantiers
« La France est mobilisée pour rétablir l'équilibre du marché européen. L'idée n'est pas de rétablir les quotas (...) mais d'encourager les mesures volontaires de réduction de la production. Des mesures qui ne seront efficaces que si elles sont financées par l'Union européenne », a-t-il insisté.
« Le deuxième chantier », a ajouté Manuel Valls, est d'agir « pour que les échanges internationaux ne se fassent pas au détriment de certaines productions... Nous serons très vigilants, très exigeants, très mobilisés (...) dans les négociations avec les Etats-Unis ou les pays du Mercosur, en particulier en ce qui concerne l'élevage ».
Le « troisième chantier » vise à faire en sorte que « la consommation de viande et la lutte contre le changement climatique aillent de pair ». « Ce qui veut dire lutter contre les effets à effet de serre, contre le gaspillage et promouvoir une certaine sobriété », a-t-il spécifié.
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