« Ce n'est pas un combat contre le gouvernement. Le gouvernement a pris en compte la situation, depuis déjà un moment. Dès le mois de février, dans les préfectures, le dispositif était en place pour les exploitations en difficulté », a déclaré Jean-Christophe Cambadélis sur Sud Radio. « Nous avons non seulement anticipé mais sérié, constaté où était le problème, à savoir qu'il fallait faire monter les prix . Un certain nombre d'engagements ont été faits, la preuve puisqu'ils (les éleveurs) demandent qu'on respecte ces engagements. Par exemple, qu'on monte, pour le porc à 1,40 centime d'euros alors qu'on est à 39. Donc on va dans le bons sens, et il faut encore pousser. Et puis il y a le problème des exploitations endettées , et des mesures ont été prises », a argumenté le premier secrétaire du PS.
« Il faut faire la même chose pour le bœuf » même s'il ne s'agit « pas d'avoir des prix prohibitifs ». « On sait bien que c'est nécessaire mais que ce n'est pas suffisant. Il y a le problème de l'abattage, le problème industriel, le problème du débouché et à chaque niveau, il faut agir », a poursuivi Jean-Christophe Cambadélis.
A la question de savoir qui doit faire des efforts pour une hausse des prix, le député de Paris a répondu : « je soutiens la démarche du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll qui est "je ne veux pas trouver un bouc émissaire, je veux que tout le monde avance". La responsabilité est à peu près à tous les niveaux donc chacun doit faire un effort et on doit travailler ensemble plutôt que clouer au pilori telle ou telle catégorie ».
« Stéphane Le Foll est sûrement l'un des meilleurs ministres de l'Agriculture que l'on ait connu sous la Cinquième République. Il connaît ce domaine par cœur, il connaît les difficultés dans les détails. Il avait anticipé cette crise. La question, c'est la concomitance des crises du bœuf, du porc, du lait », a également déclaré M. Cambadélis.
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