Yves Sauvaget, président de la commission bio du Cniel
Le décrochage de la consommation depuis un an et demi est, en effet, un phénomène jamais observé. Il concerne tous les produits bio. L’inflation fragilise une filière déjà touchée. Ce recul touche toutes les cibles, mais davantage chez les plus modestes. Pour 66 % des Français, le prix reste le premier critère d’achat en GMS en 2022. Mais il n’est pas le seul. L’enjeu est aussi une question de valeur perçue. Dans un contexte où le conventionnel est monté en gamme, il faut rappeler que le bio a une valeur supérieure et donc un prix nécessairement plus élevé. Plus la confiance dans le bio sera grande, moins le prix sera un sujet. C’est là que l’interprofession a un rôle important de promotion, afin de réaffirmer le mieux-disant de ce mode de production pour le bien commun et pour encourager la consommation à travers des campagnes de communication ».
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