Depuis octobre, les cotations des produits industriels connaissent un repli marqué. Le beurre a perdu environ 1000 €/t, la poudre plus de 700 €/t. Il y a plusieurs explications à cela. La météo clémente de l’automne, associée à un prix du lait attractif, a permis une petite relance de la production de l’UE. Elle reste quand même timide. Ensuite le contexte inflationniste a nettement ralenti la demande en produits laitiers partout en Europe et cela bouscule l’équilibre matière. Enfin, à l’approche de la fin de l’année, les entreprises cherchent à vendre pour améliorer leurs ratios financiers, ce qui peut générer un effet de suroffre. Tout cela participe à un contexte de baisse des prix. Sur le marché mondial, il faudrait ajouter la Chine qui n’est pas revenue aux achats depuis des mois. Les enchères de Fonterra (GDT) qui chutent depuis plusieurs semaines placent aussi les acheteurs dans une position d’attente. Rien d’alarmant pour autant car les fondamentaux restent les mêmes avec une offre mondiale de lait toujours maîtrisée. En perspective, le prochain ramadan pourrait relancer la demande et la Chine finira bien par racheter. Mais ce nouveau contexte va sûrement enclencher une baisse du prix du lait dans les pays d’Europe du Nord, très réactifs aux cotations des ingrédients, et de fait réduire le gap qui existe avec le prix français.
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