Il est des groupements de collecte auxquels la conjoncture sourit. Ainsi le GIE Avesnois-Lait, dont le prix de base dépasse le seuil des 400 €/1 000 litres. « Les 430 € de décembre seront sûrement maintenus au T1 et, même si le cours des produits industriels semble atteindre un plafond, nous restons confiants quant à l’évolution du prix au premier semestre », indique son président, Pierre-Yves Renard.
Actionnaire de l’usine mozzarella de Solarec
Dans l’attente de connaître le montant de la ristourne, les 45 adhérents ont perçu en 2021 un prix moyen de 365 € TPQC. Il aurait pu être 10 € plus élevé, soit le montant de l’augmentation de capital appelé par Solarec auprès de tous ses actionnaires, dans le cadre d’un investissement de 125 M€ pour son usine de mozzarella (300 Ml), mise en service au mois de janvier. En effet, les 37,5 Ml du GIE sont destinés à la filiale de la coopérative belge LDA, leader du marché export des poudres maigres. Pour entrer au capital de Solarec (1,4 Md de litres), le GIE a consenti en 2011 un investissement de 2,5 M€, dont le remboursement a pris fin cet été. Très corrélé aux cours mondiaux, ce débouché belge a connu des périodes de forte baisse du prix du lait, comme en 2015 lorsqu’il est passé sous les 230 €. Mais la Belgique, c’est aussi des livraisons sans limites de volume, sans prix B ni saisonnalité ou butyriques. « Entrer au capital de Solarec a été une vraie opportunité sans laquelle nous aurions disparu. Aujourd’hui, nous profitons de la conjoncture et de la fin de nos remboursements pour augmenter notre participation dans une nouvelle production source de valeur ajoutée et moins sensible à la volatilité du beurre-poudre. »
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