La FNPL a fait sa rentrée syndicale sur le thème de la sécheresse dans un département particulièrement touché : le Maine-et-Loire.
« Ce n’est pas avec la fauche des jachères ou de la paille que vous ferez du lait cet hiver. Et les stocks sont déjà bien entamés. Il faudra donc acheter du fourrage alors que les trésoreries restent fragiles », analyse Thierry Roquefeuil, président de la FNPL. Sa demande : que les négociations commerciales à venir sur les produits laitiers prennent en compte ce surcoût de production, comme le prévoit la loi issue des EGA.
Bien loin de l’esprit des EGA
Un surcoût évalué à la louche à + 20 €/1 000 l qu’il faudrait donc ajouter aux 396 €/1 000 l. Un vœu pieux au regard des premiers résultats de la loi Égalim. Certes, des hausses ont été passées sur les marques d’entreprises, mais les distributeurs ont su se rattraper sur leurs marques (MDD), en prix et aussi en volume.
Il faut le reconnaître, l’esprit des EGA apparaît bien loin, tout comme les communiqués des enseignes annonçant la revalorisation des prix au profit des éleveurs. Les derniers relevés de l’Insee sur 2019 ne laissent aucun doute. On y voit des prix de vente aux consommateurs en augmentation, conséquence directe de la hausse du seuil de revente à perte de 10 %, alors que les prix de vente des industriels stagnent ou régressent.
« La prise en compte du coût de production dans la construction du prix, comme le prévoit la loi, n’est pas appliquée. Nous demandons au législateur qu’il conduise une évaluation de sa loi », insiste la FNPL.
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