Le 30 avril dernier, l’assemblée générale de l’AOP morbier avait comme objet de voter le rapport à mi-étape de la révision du cahier de charge sur lequel ses élus travaillent depuis 2017. Plus précisément, les décisions prises visant à conforter la fabrication au lait cru, renforcer la part du pâturage des troupeaux, préserver l’environnement et le caractère extensif de la production… Autant de domaines impactant le quotidien de certains producteurs.
50 voix pour, 5 contre
Ces décisions ont été validées à une large majorité, avec 50 voix pour sur 55 votants et 5 voix contre. Point commun des cinq opposants qui se sont exprimés : être des producteurs de lait 100 % à morbier. Ils sont moins d’une centaine dans ce cas au niveau de la filière. Les 2 200 autres livrent aussi à la filière comté.
Ces exploitations 100 % en lait à morbier avaient jusqu’alors les coudées plus franches que leurs collègues soumis au cahier des charges du comté. Ils pouvaient notamment se situer au-delà du plafond de 4 600 1/ha de SAU. Ils sont moins d’une dizaine dans ce cas qui devront, à terme, s’adapter à ce nouveau seuil pour rester en lait AOP morbier.
Au moins 1,3 ha de surface en herbe/VL
Pour maintenir des systèmes extensifs, il est aussi acté d’augmenter de 1 à 1,3 ha le seuil minimal de surface en herbe par vache. Sera aussi introduit un niveau de chargement maximal qui n’existait pas de 1,3 UGB/ha de SFP. La part de pâturage sera renforcée avec au moins 25 ares de prairies par VL et des exploitations ayant au moins 50 ares de SAU dans un rayon de 1,5 km autour du point de traite… Seuils qui n’existaient pas. L’affouragement en vert sera aussi limité en quantité, ce qui n’était pas le cas, avec au maximum un repas par jour (demi-ration journalière), 100 jours par an.
Autre nouveauté : les prairies naturelles et permanentes devront représenter à minima 50 % de la surface herbagère.
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