Avec 1 200 fermes adhérentes, Biolait reste le premier collecteur de lait bio français. Entre 2017 et 2018, la SAS attend une hausse de 40 % des volumes collectés : de 180 Ml à 250 Ml, soit 30 % de la collecte. Cet afflux n’est pas de nature à freiner les adhésions, ni à pénaliser un prix de 473 € versé en 2017.
«
Plus nous serons nombreux, plus nous aurons la capacité à conduire un projet qui va dans le sens d’un développement cohérent de la production laitière bio », explique Ludovic Billard. À l’heure où la bio change d’échelle, le nouveau président de Biolait veut éviter les dérives et préserver un mode de production qui réponde aux attentes des consommateurs. Pour se démarquer et éviter des scandales liés à la tentation de l’intensification, Biolait entend créer de la valeur grâce à une démarche qualité articulée autour de quelques grands axes : la traçabilité des aliments du bétail, l’environnement, la relation éleveur-animal, la qualité nutritionnelle du lait ou la non-mixité des fermes. Concrètement, cela se traduit déjà par l’exigence de concentrés 100 % origine France ou la réalisation de bilans carbone. Signalons aussi la recherche sur le profil en acide gras du lait ou la volonté d’aller plus loin que le cahier des charges sur la baisse des antibiotiques. « Nous sommes collecteurs, et vendeurs de services auprès de distributeurs qui veulent développer des volumes, mais aussi créer du lien entre le consommateur et l’acte de production. Ce support de communication, Biolait peut l’apporter à travers les valeurs qu’il défend. » L’enjeu est de les faire reconnaître et de les rémunérer à travers la grille de paiement.
Jérôme Pezon
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