Non, ce risque n’est pas identifié. En tout cas pas chez nous, dans la mesure où nous avons suffisamment de visibilité à travers des contrats pluriannuels, dont les termes en matière de volumes et de prix ont été actés cet automne pour l’année à venir. L’enjeu se situe davantage dans notre capacité à satisfaire la demande des clients. Dans un contexte de croissance de la consommation toujours soutenue, il y a un vrai risque de manque de beurre, mais surtout de lait de consommation bio. En 2016, la collecte de 170 Ml est en dessous de nos prévisions, pour des raisons climatiques : manque d’herbe pâturée à l’automne et difficultés à récolter un fourrage de qualité au printemps pénalisent la production. En revanche, nous avons atteint nos objectifs, avec un prix 2016 payé aux producteurs de 450 €/1 000 litres (hors primes de froid et bonus qualité). »
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »