Avec un ralentissement très net de la collecte en Europe depuis juin, les cotations des produits laitiers ont fait un bond.
Le prix du lait à la production s’est donc brutalement redressé en Europe du Nord, notamment en Allemagne du Nord, de 220 € les 1 000 litres en août à plus de 310 € en décembre. Cette embellie va-t-elle se poursuivre en 2017 ? Et la forte hausse du prix du lait ne risque-t-elle pas d’enclencher un nouveau dérapage incontrôlé de la production ? Des interrogations auxquelles il est difficile de répondre avec certitude. On sait que les producteurs allemands peuvent être très réactifs, mais beaucoup ont décapitalisé sur le cheptel. La France est sur une pente de 8 % de sa production et on ne verra pas d’inflexion avant le printemps, voire le mois de septembre.
Optimisme prudent
Les Néerlandais seront contraints de réformer plusieurs milliers de vaches (on évoque 30 % de production en moins) pour répondre à leur directive phosphate. Le Danemark a enclenché une baisse de la production en août et septembre et plusieurs faillites d’exploitations ont eu lieu. En Grande-Bretagne, la collecte est en forte baisse depuis le printemps, sans signes de reprise. Si on ajoute à cet étiage de la production européenne les difficultés climatiques en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Argentine, avec des baisses importantes de production, et le retour aux achats de la Chine, nous pouvons être raisonnablement optimistes pour 2017, avec toute la prudence nécessaire à ce genre d’affirmation.
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