Après dix-huit mois de hausse continue, la collecte européenne était en baisse de 0,9 % en janvier. Ce sont la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, principaux producteurs, qui en sont, ensemble, responsables. En face, la demande en produits ingrédients et en PGC reste très bonne. La poudre 0 % connaît une vraie tension, avec des ventes sur pays tiers importantes et l’absence de stock. La cotation du beurre a fait un bond spectaculaire en mars : + 590 €/t. Nous ne sommes pourtant pas en situation de pénurie, même si les stocks sont limités. Il y aurait eu un petit vent de panique chez les traders à la vue des enchères de Fonterra à plus de 6100 US $/t. Le marché du beurre est pourtant essentiellement lié à la demande européenne. Le pic de collecte arrivant, cette tension sur le beurre devrait s’atténuer. Un printemps favorable à la pousse de l’herbe pourrait d’ailleurs relancer la production européenne, pourtant handicapée par le prix élevé des aliments du bétail. Les prochaines semaines devraient voir un tassement des cotations. Des opérateurs prédisent ensuite le risque de nouvelles tensions sur les prix cet été. Mais nous sommes bien partis pour que le marché des ingrédients tire le prix du lait à la hausse en 2021.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026