Techniquement tout va bien. À la suite de l’ouverture du silo de pulpes et du nouveau maïs, le lait et les taux remontent. La moyenne du troupeau est passée à 35,1 litres, 32,1 de TP et 38,8 de TB, le tout en qualité super A. Les stocks fourragers sont là et comme chaque année, il n’y a plus de vêlages entre le 20 décembre et le 10 janvier, pour pouvoir passer les fêtes en famille plus sereinement. Le problème, c’est le prix du lait, et ce n’est pas la vente d’un peu d’escourgeon à 122 € ou de blé supérieur à 150 € qui va compenser. Avec 50 ha de céréales, il est difficile de diluer suffisamment les coûts de production pour dégager un revenu intéressant à ces tarifs. Cette année, j’ai maintenu le niveau des prélèvements privés en piochant dans la trésorerie, je rembourse les emprunts, j’essaie de maintenir les performances techniques, mais je dois repousser tous les investissements, même pour du petit matériel ou de l’entretien, car je ne sais pas de quoi demain sera fait. On compense en faisant beaucoup d’heures, mais ces deux années de crise ont fragilisé l’exploitation et les réunions de coopérative ne nous apportent pas plus de visibilité. On nous répète qu’il faut s’adapter à la volatilité. Or ce n’est pas le problème. Le problème, ce sont les prix bas qui ne permettent pas de dégager du revenu. À côté de cela, ceux des produits laitiers en GMS ne baissent pas, c’est de plus en plus difficile à comprendre et de plus en plus pesant car c’est notre vie de famille qui est en jeu. Ma crainte, c’est qu’après une embellie de deux mois, les prix se stabilisent autour de 300 €. »
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