Si l’augmentation du prix du lait à la consommation est un moyen de mieux rémunérer les éleveurs, à une période où les coûts de production ne font que flamber, « la Coordination Rurale souhaite rappeler qu’il ne faudrait pas se tromper de cible », souligne le syndicat dans un communiqué. La CR pointe un problème plus systémique, à l’échelle de la filière, et un manque de transparence de certains opérateurs.
« L’absence de données sur la valorisation beurre-poudre est un secret de polichinelle : qui va enfin exiger des transformateurs qu’ils rendent leurs marges publiques ? », demande ainsi le syndicat. De plus, « le dysfonctionnement est systémique encore, parce que certaines coopératives tirent les prix vers le bas en toute impunité, malgré un plan de filière et la loi Egalim », ajoute la CR qui rappelle que « Selon l’European Milk Board (EMB), en 2021, le lait était vendu en moyenne en France 29 % en dessous de son coût de production. Peut-on vraiment se féliciter d’une filière qui ne permet pas de rémunérer justement le premier maillon de la chaîne ? »
Le syndicat demande ainsi un prix du lait à 50 centimes le litre, un prix nécessaire pour garantir un revenu décent aux éleveurs.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026