« Les négociations ont bien fonctionné sur les marques, mais nous ne sommes pas au bout du chantier sur les marques de distributeurs (MDD) », a indiqué à l'AFP Damien Lacombe, président de la coopérative et producteur de lait dans l'Aveyron. « Nous sommes inscrits sur une montée en puissance sur trois ans. Pour cette année, notre objectif est d'aboutir à l'issue des négociations à une hausse sur les produits vendus sur le marché intérieur de 20 euros les 1 000 litres cette année », a-t-il ajouté. En trois ans, la coopérative espère atteindre un tarif d'environ 380 euros les 1 000 litres pour son lait de la part de la distribution.
Le patron de la coopérative souligne qu'il y a « quand même eu un esprit Etats généraux de l'alimentation », au cours des négociations cette année, mais « il faut aller plus loin sur les MDD ». D'autant plus que « quand les hausses sont actées en juin plutôt qu'en janvier » cela représente « six mois de perdus » pour les producteurs, relève-t-il.
La loi alimentation « devait permettre d'inverser le rapport de force » avec la grande distribution rappelle Damien Lacombe qui note que « tant que la DGCCRF tolérera que certains acteurs détiennent 25 % du marché », la situation évoluera peu.
Sodiaal compte 20 000 adhérents et l'assemblée générale de la coopérative aura lieu le 19 juin à Paris. Les deux tiers des bénéfices sont redistribués aux éleveurs, qui obtiendront 3 euros supplémentaires les 1 000 litres en 2019, assure la coopérative dans un communiqué.
La coopérative a élaboré un nouveau mode de fixation des prix du lait basé sur des indicateurs de prix représentatifs de ses débouchés : 40 % de produits laitiers vendus sur le marché français, 40 % vendus à l'industrie ou sur le marché européen et 20 % exportés à l'international hors Europe.
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