« Rien de plus ! » déclarait à ce propos FMB GO. Les organisations déplorent en effet un « échec cuisant » de l'appareil législatif. Bien qu’une contractualisation ait été mise en place en 2012, celle-ci n’intègre « pas plus de la moitié des producteurs puisqu’elle ne concerne pas les adhérents des coopératives ». Un constat partagé avec la loi Sapin 2 à qui il est reproché d’oublier encore une fois le cas des coopérateurs. « Et c'est maintenant le tour du projet de loi Egalim de tailler la part belle aux coopératives, qui ne se verraient pas appliquer les articles L.631-24 à L.631-24-2, portant notamment sur les contrats de vente et la prise en compte des coûts de production. »
Les organisations s’interrogent donc sur cette volonté politique qui laisserait, selon elles, les industriels dicter la stratégie laitière. Regrettant que « les profits des industriels soient privilégiés avant les revenus des producteurs », elles proposent donc différentes solutions afin de répondre à cette problématique d’un prix juste pour le producteur. Aussi, elles demandent l’inscription dans la Pac du Programme de Responsabilité face aux Marchés (PRM), géré par un observatoire européen. Les OP doivent se regrouper pour évoluer et devenir indépendantes des industriels (OP multi-acheteurs), les coopératives changeant en parallèle de statut, abandonnant le statut d’OP pour celui d’industriels. Enfin, les coopératives tendant vers un prix rémunérateur pour les éleveurs, par une meilleure maîtrise des volumes, doivent être traitées de façon privilégiée.
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