Nous avons eu « l'engagement qu'il n'y aura pas de répercussions sur le prix du lait aux producteurs », Emmanuel Besnier « l'a assuré », a déclaré à l'AFP Christiane Lambert après un entretien entre la FNSEA, les Jeunes agriculteurs, et le président du géant des produits laitiers.
Le ministre de l'agriculture et de l'alimentation, Stéphane Travert, doit réunir l'ensemble des acteurs de la filière lait, mardi en fin d'après-midi, pour faire le point sur cette crise et ses conséquences sur le secteur. « Ce n'est pas un problème dans l'élevage ou la livraison de lait, c'est un accident industriel dans l'entreprise. Nous avons eu la confirmation que la responsabilité des producteurs est complètement écartée », ils n'auront donc « pas à subir les dommages collatéraux » de cette crise, a ajouté Christiane Lambert.
Le groupe Lactalis a maintenu la collecte de lait chez les éleveurs livrant habituellement l'usine de Craon (Mayenne) aujourd'hui fermée. Mais, face à l'ampleur et à la durée du problème, les syndicats se sont faits l'écho de la crainte des producteurs de voir celle-ci s'arrêter. « Nous avons obtenu l'engagement que le maintien de la collecte durerait quelle que soit la longueur de la crise, avant la remise en route du site, le lait allant vers d'autres transformations », a déclaré Christiane Lambert.
Les syndicats ont également eu la confirmation que « l'expertise et le nettoyage » de l'usine sont en cours et que le groupe Lactalis a des « projets de travaux de modernisation et rationalisation » pour que l'usine de Craon « reparte en transformation », a-t-elle assuré.
Trente-sept bébés ont été atteints de salmonellose en France - dont 18 avaient été hospitalisés - après avoir consommé un lait ou un produit d'alimentation infantile Lactalis infecté, selon un bilan au 11 janvier.
Vendredi, la FNSEA et d'autres syndicats (FNPL et Jeunes Agriculteurs) avaient demandé à s'entretenir avec le président de Lactalis, Emmanuel Besnier, pour donner des assurances aux producteurs laitiers qui fournissent ce géant de l'agroalimentaire. Durant l'été 2016, un bras de fer avait opposé ces producteurs et le groupe pour réussir à faire remonter les prix d'achats pratiqués par Lactalis qu'ils jugeaient trop bas.
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