Alors que le marché des ingrédients était tendu début 2020, avec une offre modérée et une demande forte, la crise du Covid-19, désormais mondiale, chamboule cet équilibre. En semaine 12, la cotation Atla de la poudre avait déjà perdu 400 €/t depuis le début de février, alors qu’elle était sur une phase ascendante. Idem pour le beurre, qui lâche 330 €/t. Et selon les opérateurs, ce n’est que le début de la déflation. Certes, depuis la mi-mars, l’activité industrielle chinoise redémarre lentement. Mais il faudra plusieurs semaines avant de retrouver les flux commerciaux d’avant la crise.
Et certaines ventes sont définitivement perdues. De nombreux containers restent encore bloqués en Chine, freinant toujours les envois vers l’Asie.
La crise sanitaire, qui atteint aujourd’hui l’Europe, bouleverse aussi les relations commerciales. Des frontières se sont fermées. Il faut parfois aux camions plusieurs heures d’attente, voire plusieurs jours, pour passer d’un pays à l’autre. Cette pandémie finira par s’éteindre mais on peut craindre ensuite son impact sur l’économie mondiale, avec un ralentissement des investissements et des échanges qui toucheraient aussi les produits laitiers. La chute brutale du cours du pétrole n’est pas un bon signal pour l’ensemble des matières premières. Un nouvel effondrement des ingrédients laitiers reste une possibilité pour 2020.
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