On l’a vu avec la présence de deux vaches notamment, les éleveurs étaient présents hier à l’occasion de la manifestation générale des agriculteurs. « On est là pour l’interdiction des néonicotinoïdes, mais aussi plus globalement pour l’interdiction plus globale de tous nos moyens de production sans solutions de recours », témoignait Jean-Claude Pette, éleveur de Seine et Marne, au micro de la FNPL lors de la manifestation générale d’hier. « Ça nous a concerné il y a quelques années pour l’interdiction d’antibiotiques et aujourd’hui ce sont principalement les producteurs de betteraves qui sont concernés, mais ça nous touche aussi. » Il poursuit : « Le lait de Seine et Marne et d’une partie du Grand Est sert à faire deux appellations : le Brie de Meaux et le Brie de Melun, et dans le cahier des charges, nous avons l’obligation d’utiliser de la pulpe de betteraves. »
Présent lui aussi, Daniel Perrin rappelle : « on soutient la polyculture-élevage. Toutes les filières sont liées. » Joseph Leterme, polyculture éleveur dans l’Aisne et Samuel Bulot en Côte-d’Or insistent aussi sur les emplois induits par l’agriculture : « avec l’interdiction des NNI, les rendements de betteraves seront divisés par 2 ou 3, il y aura donc moins de sucre (sans parler de l’AOP précédemment citée qui est menacée), il y aura donc moins de travail dans les sucreries. Et les éleveurs rappellent : « le slogan affiché aujourd’hui "pas d’interdiction sans solutions" concerne aussi bien les produits phytos, les antibiotiques et les types de bâtiments… ».
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