La France pourra continuer à exporter du porc vers la Chine si elle est touchée par la peste porcine africaine, depuis les zones encore indemnes, en vertu d'un accord signé lundi avec Pékin, a annoncé le gouvernement français.
« Je sais toute l'importance que cet accord sur le zonage porcin a pour nos éleveurs » s'est réjoui le ministre français de l'économie et des finances Bruno Le Maire au cours du « dialogue de haut niveau économique et financier franco-chinois », tenu lundi entre Paris et Pékin.
Grâce à cet accord attendu depuis plusieurs années par la filière, de la viande porcine issue d'une zone non touchée par la maladie pourra continuer à être exportée depuis la France, même si des cas sont survenus ailleurs sur le territoire.
« On est vraiment très, très contents, c'est très important pour nous », a réagi auprès de l'AFP la directrice de l'interprofession porcine Inaporc, ajoutant que « cela fait des années qu'on travaillait avec les pouvoirs publics sur cette question ».
La peste porcine africaine, très contagieuse et mortelle pour les populations porcines (porcs, sangliers, phacochères), peut avoir de lourdes répercussions pour les éleveurs. A l'échelle de l'élevage contaminé, tous les animaux sont abattus.
Au niveau national, le pays perd son statut indemne, ce qui ferme des débouchés à l'exportation non seulement pour les porcs vivants mais aussi les denrées à base de viande de porc.
Un pays comme l'Allemagne, touché depuis 2020, en fait les frais. La perte du marché chinois a généré des excédents et fait chuter les cours du porc en Europe.
La Chine, premier producteur, consommateur et importateur de cette viande au monde, est un gros marché pour la France. Le pays a absorbé en 2020 près d'un tiers des exportations françaises.
« Les accords de zonage sont fondamentaux en cas de propagation d'épizootie, pour sauvegarder un minimum d'exportations », soulignait en juillet un rapport du Conseil général de l'alimentation (CGAAER), qui dépend du ministère de l'agriculture.
« Cet accord est le premier de ce genre à être signé par la Chine au bénéfice d'un pays de l'Union Européenne », s'est félicité de son côté le ministre français de l'agriculture Julien Denormandie lundi, estimant qu'il était « précurseur d'autres accords à venir avec d'autres filières et d'autres pays ».
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