« La présence du virus est sous contrôle au moment où je vous parle, mais nous sommes extrêmement vigilants car ce sont les oiseaux migrateurs qui nous apportent ce virus. (...) Donc, à chaque instant, il peut revenir », a prévenu le ministre sur Public Sénat. « En début de semaine, on avait 7 à 9 suspicions, c'est-à-dire des cas qui étaient en cours d'analyse pour savoir si, oui ou non, c'était des élevages confirmés », a-t-il également indiqué. « Dans les 7 à 9 suspicions, certains foyers seront probablement avérés. À ce moment-là ils donneront lieu à dépeuplement directement », a-t-il estimé.
Ces cas, essentiellement localisés dans le Sud-Ouest, sont à mettre en relation avec le pic d'épidémie d'influenza aviaire hautement pathogène H5N8 (communément appelée grippe aviaire) en décembre et en janvier, selon lui.
Selon un dernier bilan ministériel, la France compte 472 foyers en élevage, dont 459 dans le Sud-Ouest. Plus de trois millions de volailles (essentiellement des canards) y ont été abattues pour tenter d'endiguer la propagation du virus.
Par ailleurs, le ministre a assuré que les analyses réalisées par les autorités sanitaires « ont toutes révélé que le virus présent en France n'avait pas les caractéristiques de transmission à l'homme » de celui repéré en Russie. Dans ce pays, le virus a été détecté chez sept personnes contaminées dans une usine de volailles.
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