« On va vers un accord, mais tant que ce n'est pas fait, ce n'est pas fait », a déclaré François Pot, sans pouvoir dire à quelle date les cotations pourraient reprendre au marché de Plérin (Côtes-d'Armor). Le marché, qui se tient d'ordinaire deux fois par semaine le lundi et le jeudi, ne s'est pas tenu depuis le 5 octobre, lorsque le prix du porc était tombé à 1,30 euro le kilo, loin du seuil de 1,40 euro obtenu en juin par le gouvernement afin de soutenir le revenu des éleveurs.
François Pot a indiqué avoir travaillé avec toutes les parties à la rédaction d'une nouvelle convention entre les acheteurs et les vendeurs mais n'avoir encore reçu « aucune garantie de personne » sur un retour des acteurs du marché.
De son côté, le président du Comité régional porcin, Philippe Bizien, a déclaré au quotidien Le Télégramme qu'il y avait « un consensus » autour du projet de convention, même s'il reste « des points de détail à régler ». La survie du MPB a été mise à mal en août par la décision de ses deux plus gros acheteurs, Bigard et la Cooperl, de se retirer du marché afin d'acheter leurs porcs directement aux producteurs.
Interrogée mardi par l'AFP, la Cooperl s'est contentée de répondre que « les discussions se poursuivent et le dialogue est constructif ».
Fin septembre, la section porcine d'une puissante fédération d'éleveurs, l'Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne (UGPVB) a renoncé au prix minimum de 1,40 euro qu'elle avait pourtant exigé pendant des semaines. Ce retournement avait entraîné le départ du président du MPB, Daniel Picart.
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