Les cotations traditionnelles du lundi et du jeudi avaient été suspendues la semaine du 10 août du fait de l'absence de ces deux importants opérateurs de la filière à la salle des ventes qui entendaient protester contre le prix de 1,40 euro préconisé pour les éleveurs et atteint fin juillet. Le Mpb a finalement repris mardi 18 août et jeudi 20 août, mais toujours sans la Cooperl et Bigard : le cours a alors baissé à 1,389. Les cochons invendus ont été affectés aux quotas habituels de Cooperl et Bigard qui étaient alors censés, selon le règlement du Mpb, les prendre chez les éleveurs dans un délai de 8 jours. Mais « ils les refusent, ça se passe mal », a déclaré lundi à l'Afp Daniel Picart, président du Mpb. Si « Bigard en prend autant qu'avant », en passant outre le Mpb mais en achetant directement aux groupements au prix du marché, « les invendus de Cooperl ne sont pas pris », a-t-il expliqué.
De la semaine dernière, sur l'ensemble des porcs qui n'ont pas trouvé acheteur lors des ventes de mardi et jeudi, « il en reste 7.000 à 8.000 » selon Daniel Picart. Ils sont présentés en priorité lors des cotations cette semaine mais ces lots supplémentaires décalent d'autres lots qui devaient être présentés, explique-t-il. « Je ne sais pas comment ça va finir », a déclaré Daniel Picart, « c'est la première fois qu'une telle situation se présente ».
Un faible espoir subsiste cependant avec l'arrivée des promotions de septembre qui devraient permettre une meilleure vente de viande de porc, a-t-il précisé.
La coopérative Cooperl et le groupe Bigard/Socopa, qui représentent près de 30 % des achats au Mpb, entendent protester contre le prix d'1,40 euro atteint le 23 juillet au Mpb, un prix minimum réclamé par les éleveurs et préconisé par le gouvernement à la mi-juin. Mais pour les acheteurs, qui sont soumis, à l'export comme sur le marché intérieur, à la concurrence européenne de pays qui ne sont pas soumis aux mêmes normes sociales et environnementales, ce prix qu'ils qualifient de « politique », est trop élevé.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026