Lors d'une rencontre mardi soir, vers minuit, à la préfecture à Quimper, les agriculteurs ont posé cet ultimatum à l'État afin qu'il « fasse le nécessaire pour débloquer la situation des éleveurs pris en otage par les industriels depuis lundi dernier (...) en attendant des réformes structurelles indispensables sur les charges sociales, fiscales et environnementales », ont indiqué dans un communiqué la Fdsea (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) et les JA (Jeunes agriculteurs) du Finistère.
« En l'absence d'actions efficaces de la part de l'État permettant d'enlever les carcasses et les porcs qui saturent le marché et les exploitations, les responsables Fdsea-JA ont alerté les pouvoirs publics sur leur incapacité à répondre des actes des producteurs, plus que jamais désespérés d'être toujours les variables d'ajustement d'un système qui n'est plus vivable », affirment les responsables syndicaux.
« Monsieur Le Foll a imposé un prix (1,40 euro par kilo, ndlr) et on le subit tous. C'est un prix vital pour nous mais qui n'est pas tenable pour les industriels », a expliqué à l'Afp Yves-Hervé Mingam, président des JA29 (Jeunes agriculteurs du Finistère). « Nous croyons au marché et nous irons demain matin à Plérin », a-t-il ajouté, précisant qu'une action serait menée dès mercredi soir à Plabennec, au nord de Brest.
Deux gros opérateurs du Mpb, la Cooperl et Bigard, ont boycotté la cotation de lundi au Mpb qui ne s'est finalement pas tenu. La Cooperl a indiqué mercredi qu'elle n'y retournerait pas jeudi. Bigard ne s'est exprimé depuis le début de la crise que par l'intermédiaire du Syndicat national de l'industrie des viandes (Sniv-Sncp) et ce dernier a réaffirmé mercredi soir que l'action des deux groupes « consiste uniquement à dénoncer un prix politique déconnecté de la réalité économique du marché européen ».
De son côté, suite à la visite nocturne des agriculteurs, la préfecture du Finistère à déposé plainte pour « dégradation de biens publics » et « atteinte à l'emblème national », a-t-on appris mercredi soir.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Les seuils de déclaration environnementale relevés pour les élevages bovins