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Au Gaec Beguiot (39)Du fil avant pour un pâturage tournant plus dynamique

Dans ce nouvel épisode du podcast Radio prairies, le groupe herbe de France Comté nous emmène au Gaec Beguiot dans le Jura pour parler du passage au pâturage tournant pour le troupeau laitier.

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C'est la troisième année que Nicolas Beguiot conduit son troupeau laitier en pâturage tournant avec fil avant. « J'ai redivisé mes 7 parcelles historiques pour en faire 13 de 2,6 ha environ pour 70 à 80 vaches traites », explique-t-il.

Un paddock pour plusieurs repas grâce au fil avant

Le système repose sur les différents paddocks, mais aussi un fil avant qui est déplacé deux fois par jour ; « ça me prend 2x20 minutes chaque jour » souligne l'éleveur. Un conseiller fait des mesures d'herbe toutes les semaines dans les paddocks car l'exploitation fait partie d'un groupe de suivi de pousse de l'herbe. « Ça nous permet de mesurer la pousse et calculer les jours d'avance. De cette façon on détermine l'ordre de pâturage à la semaine et le nombre de repas dans chaque paddock. »

Constituées de la sorte, les parcelles permettent de faire 2 à 5 repas selon la saison (les vaches passent donc 1 à 3 jours par paddock). « Le système nous donne un peu de souplesse. Il n'est pas aussi strict que ceux qui font 1 paddock = 1 jour. Pour débrayer des parcelles aussi, ça vaut plus le coup de sortir la faucheuse. On a aussi moins de linéaires de clôtures et moins de points d'eau (11 au total).

Moins de gaspillage, plus de rendement

« L'année dernière était très humide, et celle d'avant était très sèche, et pourtant on a bien passé ces aléas. Je trouve que le système a une bonne capacité d'adaptation face à la pousse de l'herbe », affirme Nicolas Beguiot. « Et cette année, on a sorti les vaches début mars. Elles ont tout déprimé en journée et elles passaient la nuit à l'intérieur, avec un repas de 9 kg de foin à l'auge. C'était une transition progressive. Là, elles sont jour et nuit en pâture avec 3 kg de foin à l'auge et 2,9 kg de concentré (céréales + tourteau pour certaines vaches). »

Sans l'avoir mesuré, l'éleveur estime avoir amélioré le rendement des prairies : « J'ai l'impression qu'il y a moins de gaspillage (moins de refus), et j'arrive à faire plus de stock. » Et il souhaite aller plus loin, notamment sur les génisses : « J'ai redécoupé en 4 les parcelles des génisses de première année et je les fais tourner de façon à leur attribuer 20 ares d'herbe au printemps et 30 ares en été. »

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