Près d’un an après avoir déposé une proposition de contrat auprès de son acheteur Laïta, l’OP des producteurs du bassin armoricain attend toujours la réponse. Rappelons que cette OP représente les livreurs de deux laiteries privées, LNA et Silav, filiale de Laïta à 100 % pour la première et à 50 % avec Agrial pour la seconde. Or, Laïta, groupe privé détenu par trois coopératives (Eureden, Even, Terrena), n’a jamais proposé de contrat à ces éleveurs.
La proposition de contrat de l’OP toujours sans réponse
Créée en 2019, l’OP se démène pour un retour dans la légalité, forte de l’adhésion de 66 % des livreurs. « Nous voulons un contrat qui définisse notamment une formule de prix prenant en compte le coût de production. Il faut également avancer sur la gestion des volumes, car la tendance est à l’augmentation du B au détriment du A », explique Nathalie Carmès, présidente de l’OP. Il a fallu l’intervention du médiateur pour imposer la construction d’une formule de prix au groupe coopératif. L’OP est disposée à discuter de son projet avec la laiterie qui n’a, pour l’instant, pas fait de proposition. Les livreurs de l’OP pèsent 20 % de la collecte de Laïta. Actuellement, le prix du lait est fixé chaque mois par le conseil d’administration sur la base d’une ligne budgétaire définie en début d’année et des indicateurs de marché. L’établissement d’une formule de prix secouerait cette routine, qui reste la règle dans la plupart des coopératives.
Les actionnaires de Laïta ne cachent pas leur manque d’enthousiasme dans ce débat. D’autant plus que la formule de prix, quand elle sera fixée, s’appliquera à tous les actionnaires du groupe. Le président, Guy Le Bars, considère que le prix doit d’abord être en phase avec le marché. « Une formule de prix n’est pas une formule magique. Celle qu’a proposée l’OP est trop déconnectée du marché. Nous allons leur en proposer une autre, plus sécurisée. »
Une réunion est prévue fin septembre. Réglementairement, un accord doit être conclu avant la fin de l’année. Il devra ensuite être accepté par les actionnaires de Laïta. Mais avec des positions aussi éloignées, il est fort probable que le médiateur doive encore intervenir.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026