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Selon le Cniel, la demande mondiale soutenue et la production laitière ralentie sont actuellement favorables à la conjoncture laitière. En effet, les grands bassins exportateurs mondiaux étant moins dynamiques que prévu, le prix du beurre devrait poursuivre sa hausse. Concernant la poudre de lait, la vente récente de 24 000 tonnes permet d’espérer « que les prix pourraient augmenter, au moins légèrement », selon l’interprofession laitière.
« La conjoncture laitière présente des signes d’amélioration par rapport à la situation décrite au cours des derniers mois, explique Benoît Rouyer, économiste au Cniel , dans sa note mensuelle de conjoncture laitière publiée lundi 30 avril 2018. La demande mondiale s’avère globalement soutenue, tandis que la production laitière donne des signes de ralentissement, aussi bien en Nouvelle-Zélande qu’en Europe. »
La production laitière des grands bassins exportateurs mondiaux est en effet moins dynamique que les prévisions établies en fin d’année 2017. C’est le cas en Nouvelle-Zélande depuis le mois de décembre mais également au sein de l’Union Européenne depuis le mois de mars à cause de la météo défavorable. Ce revirement de tendance apparaît clairement en France : les sondages de FranceAgriMer montrent que la courbe de collecte de 2018 est en dessous de celles de 2016 et 2017, et ce depuis la seconde quinzaine du mois de mars.
Un prix du lait à la hausse pour les prochains mois
« Le ralentissement de la production laitière devrait conforter dans les mois à venir la tendance à la hausse du prix du beurre observée depuis le mois de janvier, indique Benoit Rouyer. En ce qui concerne la poudre de lait écrémé, les niveaux de prix restent actuellement très bas (bien en dessous du seuil d’intervention) mais le dynamisme de la demande internationale et la vente récente de 24 000 T de poudre d’intervention en avril 2018, laissent à penser que les prix pourraient augmenter, au moins légèrement, au cours des prochains mois. »
Selon l’enquête mensuelle de FranceAgriMer, le prix standard du lait de vache conventionnel était de 326 €/ 1000 l sur février 2018, soit 13 € de moins que le prix standard toutes primes et toutes qualités confondues (intégrant le lait conventionnel, le lait bio et le lait destiné à la fabrication d’AOP) qui était en moyenne de 339 €/1 000 l.
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