Malgré une collecte qui ralentit en France et en Europe, la cotation du beurre ne retrouve pas son niveau de 2017 (- 600 €/t). La consommation a été handicapée par les fortes températures de l’été et de l’automne, mais aussi par la flambée des prix au printemps. Cette inflation brutale, déjà vécue en 2017, remet les matières grasses végétales au goût du jour, particulièrement dans l’industrie agroalimentaire. La cotation du beurre a toujours eu tendance à baisser en début d’année (davantage de fabrications, liées aux fermetures d’autres lignes pendant les fêtes, et consommation qui retombe). Qu’en sera-t-il en janvier, sachant qu’il y a moins de lait à transformer ? Le marché de la poudre est tout autre, avec une cotation qui reprend des couleurs, malgré les sorties massives de l’intervention (60 000 t le 13 décembre). Ces stocks publics sont proches d’être écoulés et la demande mondiale de poudre maigre tire ce marché. Sera-t-elle aussi dynamique en 2019 ? C’est la grande incertitude. La guerre commerciale à laquelle se livrent les USA et la Chine, et la baisse du prix du pétrole ne sont pas de bons indicateurs. Un Brexit dur serait aussi une catastrophe pour l’industrie laitière européenne. On se rassurera quand même avec une prévision de production modeste dans l’UE en 2019 : + 0,7 %
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