L’événement d’avril a été la remise sur le marché par la Commission européenne de 24 000 tonnes de poudre de lait d’intervention. Le prix minimum accepté a été de 1 050 €/t, le même que sur la vente précédente. C’est plutôt une bonne nouvelle. La Commission a donc décidé d’enclencher un déstockage massif qui pourrait se poursuivre sur les prochains mois en même temps que la baisse saisonnière de la collecte. Depuis le début de l’année, 32 100 tonnes ont été vendues, certes il en reste plus de 300 000 t mais le signal est donné. Ensuite, le marché semble accepter ces relargages. Les conditions climatiques de février et mars ont ralenti la production européenne et les opérateurs constatent qu’il n’y aura pas d’afflux de lait ce printemps. La poudre fraîche, malgré des fabrications importantes, ne sera pas disponible en quantité suffisante, incitant à se rabattre sur de la poudre d’intervention. Car le marché international est toujours très acheteur et la remontée des cours du pétrole est de bon augure pour la persistance de cette demande. Résultat, la cotation de la poudre 0 % se redresse légèrement et pourrait reprendre du souffle après le pic de la collecte européenne. Quant au marché du beurre, il est toujours très tendu. Mi-avril, la cotation en Allemagne atteignait 5 700 €.
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