Depuis la mi-septembre, la cotation beurre a décroché de 1 900 €/t pour se stabiliser à 5 000 €. Une correction attendue qui correspond aux livraisons contractualisées pour le premier trimestre 2018. Un prix qui reste élevé car le marché est toujours tendu. Les stocks de beurre dans les entreprises sont excessivement faibles et il n’est pas certain qu’ils puissent se reconstituer au premier semestre 2018, ce qui amènerait une nouvelle flambée.
Mais l’inquiétude s’accentue pour la poudre maigre. Après une chute brutale fin septembre, la cotation est restée ferme à 1 450 €/t en octobre-novembre grâce à une demande mondiale toujours très forte, mais l’épée de Damoclès des stocks d’intervention est au-dessus de nos têtes. À quels prix et pour quels volumes la Commission va-t-elle accepter de les céder ? Sur la dernière adjudication de fin novembre, les offres d’achat ne dépassaient pas 1 250 €/t. La volonté de Bruxelles est bien de se débarrasser de ces stocks et surtout de ne pas en refaire en 2018. Dans un contexte de hausse de la production dans l’UE, la dégringolade pourrait donc ne pas avoir de limite. Le prix du lait 2018 s’en ressentira. Certains prédisent moins de 300 €/1 000 l au deuxième trimestre en Europe du Nord.
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