Les marchés laitiers vivent toujours dans une dichotomie schizophrène. D’un côté le beurre, dont la cotation Atla a encore progressé de 500 €/t depuis le début de juillet : 6 475 €/t, du jamais-vu. Et la pénurie est telle que des industriels se couvriraient sur des contrats à plus de 7 000 €/t pour du beurre cube.
De l’autre, la situation de la poudre 0 %, qui s’est encore dégradée. Elle a perdu 260 €/t et sa cotation (1 710 €/t) s’approche du prix d’intervention. Mi-août, la Lituanie a déjà vendu 47 tonnes à l’intervention. Les transformateurs français envisagent ce débouché pour 3 000 tonnes de poudre d’ici à la fin septembre, date de clôture des achats publics pour l’année 2017. Là aussi, du jamais-vu à cette période de creux de collecte. C’est dire si la demande sur ce produit est molle. Pourtant, les exportations de l’UE vers des pays tiers avaient été très bonnes au premier semestre (+ 100 000 t). La tendance s’est retournée ensuite avec une parité euro-dollar défavorable et des poudres plus compétitives aux USA et en Océanie. Avec une collecte européenne qui pourrait progresser au second semestre, quelle sera l’attitude de la Commission ? Étant donné les quantités de poudre déjà en stock, il est à craindre qu’elle refuse de prolonger les achats d’intervention au-delà de septembre.
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