Le marché du beurre se trouve toujours dans un contexte de pénurie avec une cotation Atla progressant encore, mi-novembre, à 4 420 €/t. Il est parfois difficile pour les industriels de s’approvisionner sur de grandes quantités de matière grasse laitière. Les fromages de « commodité » (gouda, cheddar) connaissent aussi une très bonne demande et des cours en hausse. L’inquiétude vient aujourd’hui de la poudre maigre. On connaissait les énormes stocks d’intervention (326 000 t) accumulés sur les neuf mois de 2016. Mais l’annonce faite par la Commission européenne de remettre, mi-décembre, sur le marché, 22 150 t de poudre, déjà vieille de 2015, donc a priori moins chère que la poudre fraîche, a fait l’effet d’un coup de tonnerre et a bloqué tous les achats. D’autant que la demande mondiale s’est rétrécie aussi. Les pays pétroliers ont moins de devises pour en acheter. La cotation Atla de la poudre 0 % avait déjà perdu près de 100 €/t entre octobre et novembre. Elle pourrait, dans les pires scénarios, retrouver son plancher de l’intervention si la Commission s’obstine à brader ses stocks aussi rapidement. Elle avait pourtant assuré récemment qu’elle ne déstockerait pas avant plusieurs mois, parlant même de 2018. Il demeure que la collecte européenne est en baisse, un signal toujours positif pour les marchés.
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