« J’ ai serré avec plaisir la main d’un commercial, heureux de finaliser une commande. J’ai pris conscience que ce geste est devenu exceptionnel à cause du Covid-19. Je m’y suis habitué. Reviendra-t-il lorsque la crise sanitaire sera finie ? Ce n’est pas sûr. Ce serait dommage car il fait partie des gestes du quotidien qui ont leur importance. Après quelques mois sans se voir, cela me fait aussi un bien fou de retrouver “en présentiel” mes collègues de Cuma, de groupe lait, de génétique, etc. Les réunions sont rares, ou alors en “visio”, ce qui est rébarbatif. Je n’avais pas revu certains depuis les ensilages de maïs. Or, cette vie professionnelle de groupe me permet de tenir. Si nous n’y prenons pas garde, nous, les agriculteurs, pouvons facilement glisser vers l’équivalent d’un confinement. Nous sommes isolés sur notre ferme et faisons la navette boulot-maison sans voir personne dans la journée. J’ai connu cet isolement durant les premières années de mon installation et plus récemment durant le congé maternité de ma salariée. C’était dur à vivre. Rencontrer les collègues est vivifiant et me permet de relativiser mes soucis. Ma présence sur les réseaux sociaux est une autre façon de rompre l’isolement. Et je survalide ma décision d’avoir embauché Marianne plutôt que d’investir dans un robot.
« Revoir ses collègues fait un bien fou ! »
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