Des essais visant à allier culture du maïs et implantation de couvert végétal en inter-rang ont été menés dans le cadre du projet Climaveg porté par la Chambre d'agriculture Pays de la Loire. L'objectif : « étudier le levier couverture permanente des sols en tant que réponse au changement climatique », résume Mathieu Arnaudeau, conseiller agronomie à la Chambre d'agriculture Pays de la Loire.
Implanter un couvert végétal dans le maïs ensilage permet d'avoir un couvert présent et bien implanté au moment de la récolte afin de réaliser une fauche supplémentaire avant les semis de céréales. « On cherche à trouver une solution pour utiliser cette interculture très courte, durant laquelle on a souvent des sols qui se salissent », explique Mathieu Arnaudeau, conseiller agronomie à la Chambre d'agriculture Pays de la Loire.
L'expérimentation a permis de tester la faisabilité technique de l'implantation du couvert. Des légumineuses ont été choisies pour la première année de l'expérimentation, avec du trèfle blanc, du trèfle violet, du trèfle d’Alexandrie ainsi que du fenouil grec.
On pénalise le maïs, mais on maximise le rendement du couvert
Les essais ont permis d'évaluer le rendement du maïs ensilage, et du couvert avec trois inter-rangs différents ; un de 75 cm (inter-rang classique), un à 37,5 cm (semis croisé) et un grand écartement de 1,5 m avec des doubles rangées de mais pour que la densité de graines ne soit pas trop élevée.
« Dès lors qu’on élargit l’écartement, on a une perte de rendement, explique Mathieu Arnaudeau, autour de 1 t, 1,5 t de MS par hectare ». Cette perte de rendement peut-être compensée par le fait que plus l'écartement est élevé, plus le couvert se développe. « On a pu monter jusqu’à des 3,4 ou 3,5 t de MS grâce au couvert, qui s'est développé entre 14 septembre et le 25 octobre. »

Avec un inter-rang de 75 cm, un rendement de 15,4 t de MS d'ensilage de maïs a été obtenu avec un sol couvert, auquel s'ajoute 1,8 t de MS issue de la fauche du couvert. Avec le même écartement sur un sol nu, le rendement enregistré était de 14,1 t de MS. Pour le reste, « dès lors qu’on augmente l’inter-rang, on pénalise le maïs, mais on maximise le rendement du couvert. »
L'expérimentation est amenée à se poursuivre, avec la mise en place de sondes capacitives, (permettant de mesurer le degré d'humidité des sols) afin de déterminer l'impact du couvert sur la gestion de l'eau, et de l'irrigation.
Désherbage délicat
Le principal point de vigilance concerne le désherbage du maïs. « Il y a peu de programmes qui permettent de désherber correctement le maïs sans impacter le développement du couvert. » Dans le cadre de l'expérimentation, un désherbage en post-semis / pré-levée avec un anti germinatif a été réalisé, et n'a pas eu de répercussions sur l'implantation du couvert, semé début juin à 40 kg/ha (densité objectif 20 kg/ha), au stade 8 - 10 feuilles du maïs, soit environ un mois après le désherbage. Aucun rattrapage n'a été effectué, car cela aurait décalé l'implantation du couvert.
Le couvert a également bénéficié d'une pluviométrie favorable « mieux vaut s'assurer au moment du semis que les conditions météo vont permettre la bonne levée du couvert. L'année dernière, le couvert semé début juin a bénéficié d'une pluie de 15 mm dans les 10 jours suivant son implantation », remarque le conseiller.

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