Pour faciliter son système d'élevage, la famille Beguin a troqué la blanc bleu belge pour la limousine. Depuis maintenant 30 ans, Dany et Dimitri Béguin travaillent à faire progresser le niveau génétique de leur troupeau, éloigné du bassin traditionnel de la race. [Article mis à jour le 17.02.23 à 11h52]
Dany Béguin, éleveur sur l’exploitation de Tige de Buresse à Hamois (province de Namur en Belgique) a troqué le blanc bleu belge, pour la race limousine. Si l'éleveur ne voue aucun désamour à la race emblématique de la Belgique, il était à la recherche d'un système d'élevage moins contraignant. « L'âge avançant, je cherchais de la facilité de travail » confie Dany Beguin aux caméras du Herd Book Limousin Belge.
Gagner en facilité d'élevage
Afin de gagner en facilité d'élevage, l'agriculteur aujourd'hui à la retraite a acheté des génisses de différentes races au début des années 90 : « 15 limousines, 15 salers et 15 blondes ». Le but, comparer les performances des trois races. Et la Limousine a vite tapé dans l'œil de l'agriculteur. « J’ai vu que c’était cette race qui convenait le mieux, que ce soit par rapport aux types de sols ou aux cultures que nous avions ». En 1992, le troupeau est passé en race Limousine, et l'éleveur, accompagné de son fils depuis 2008 cherche à améliorer la génétique de son troupeau.
Car la race ne fait pas tout, pour avoir de la performance, il faut sélectionner les bons animaux. Ainsi, Dimitri s'attèle à sélectionner des bêtes « avec de la longueur, de bons aplombs, un beau dessus et une couleur un peu claire, même si ça, c'est peut-être un détail » souri le jeune éleveur au micro de Françoise Tagnon.
Je veux des vaches qui ont du lait
Mais ce qui est important pour Dimitri, c'est qu’elles aient une belle mamelle, et surtout du lait. « Pour moi, le critère le plus important est la qualité laitière. Vient ensuite le caractère pour avoir de la docilité ». Concernant cet aspect, l'éleveur essaie d'être présent avec son troupeau, même s'il reconnaît une composante génétique.
Et pour gagner en niveau génétique, l'éleveur mise sur des taureaux français certes, mais également sur des animaux issus du plat pays. « Chaque année, j’achète un taureau en Belgique et un taureau en France, car aujourd’hui on trouve de la bonne génétique en Belgique. On a maintenant de très bons élevages dans la race » estime Dimitri. Vestige du Blanc Bleu, l’éleveur s’oriente vers des taureaux à vaches à gabarit élevé avec un bon bassin, parfois au détriment de la facilité de naissance. Mais pour lui, l'impondérable reste les aptitudes laitières. « Le lait reste l’aliment meilleur marché pour que les veaux aient un bon GMQ ».
Il y a de très bon taureaux limousins en Belgique
La plupart des génisses sont à l'IA pour un premier vêlage entre 30 et 36 mois. « On insémine en même temps celles qui sont nées à l’automne et au printemps » précise l'agriculteur belge. Les génisses sont accouplées avec des taureaux réputés pour leur facilité de naissance, mais aussi homozygotes sans cornes.
Les vaches font entre 6 et 7 veaux durant leur carrière. « Il n’est pas rare d’avoir des vaches de 10 à 12 ans au dernier vêlage ». Les mauvaises laitières sont plus rapidement mises hors circuit.
L'éleveur écoule entre 15 et 20 mâles reproducteurs par an. Les autres animaux sont écoulés en veaux de boucherie. les vaches sont également engraissées pour la viande.


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