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Paroles de lecteurs« Toujours réduire les charges.... Pourquoi pas augmenter les produits ! »

Se Bastien, fataliste : « on est pas prêt de voir des prix du lait rémunérateurs ! » (©Terre-net Média)
Se Bastien, fataliste : « on est pas prêt de voir des prix du lait rémunérateurs ! » (©Terre-net Média)

Plus que répondre à la question "De 30 à 50 €/1 000 l de frais d'élevage : où vous situez-vous ?", les lecteurs de Web-agri essaient de trouver des solutions pour diminuer leurs charges. Jusqu'à ce que l'un d'eux suggère de « réfléchir autrement » en « cherchant plutôt à améliorer les produits » via un prix du lait rémunérateur.

Massol pratique « l'IA par l’éleveur depuis 30 ans avec 25 doses à 35 € pour le renouvellement plus une cinquantaine à 4 € pour les retours + le taureau pour les génisses et les réformes pour cause de cellules ». « J'ai mis l'Upra dehors il y a 13 ans, ajoute-t-il. Et je fais le déparasitage en phytothérapie depuis 20 ans. Donc mes frais d’élevage sont riquiqui et ma tranquillité maximale ! »

Coq flamand, lui, ne fait plus appel aux organismes d'indentification, GDS... « qui vivent sur le dos de la filière bovine (...) »

guillaume est du même avis : « La production laitière permet de gaver une belle brochette d'incompétents qui seraient bien incapables de faire notre boulot mais qui nous expliquent tout de même comment faire !! » Pour réduire les coûts en élevage, mieux vaudrait ne plus les solliciter, semble-t-il penser.

En 10 ans : + 5 000 € de frais véto et IA.

« Taureau ou IPE, phytothérapie,
moindre recours aux organismes »

steph72 témoigne : « Je me suis plains au Contrôle laitier de la dérive des factures et il m'a répondu que le produit viande augmentait. » Il met en avant les mêmes solutions que ses collègues pour faire des économies en élevage : « Taureau ou insémination par l'éleveur (IPE), plus de Contrôle laitier vu que nos coûts sont de plus en plus élevés... (...) »

« (...) Tout augmente tellement, enchaîne Patrice. Et j'ai l'impression que tout le monde s'en fout, en premier nos représentants qui derrière de grands discours cherchent plutôt à se... »

Des coûts riquiqui et une tranquillité maximale.

« Il y a 10 ans, avec l'aide directe pour le lait, je payais le véto, les IA et le CL, soit 15 000 €, se souvient Salut. Aujourd'hui, terminé le CL et les frais véto et IA représentent 20 000 € à part égale, avec une production laitière passée entre-temps de 500 à 600 000 l. (...) »

Sebastien Munier juge l'article « intéressant » mais invite à « réfléchir autrement ». « Réduire les charges en élevage est certes important, mais on ne parle jamais d'augmenter les produits ? », s'interroge-t-il.

« 4 € de produits pour 1 € de charges »

Se Bastien lui répond : « En même temps, si la production française reste stable, autour de 23/24 milliards de litres collectés, avec des pays tels que l’Irlande ou la Nouvelle-Zélande qui produisent à outrance, on est pas prêt de voir des prix du lait rémunérateurs ! L’Inde, à elle seule, produit 23 % du lait mondial et le Pakistan vient de doubler sa production en 20 ans, alors que sa population n’a pas été multipliée par deux pour autant. »

Olivier Robin ironise : « La France devient plus une bassine percée qu'un bassin laitier ! »

« C’était déjà comme ça il y a 30 ans mais à l’époque, rétorque Se Bastien. Les troupeaux de 20-40 vaches se faisaient siphonner au profit de ceux de 80-90 vaches. Tout ça pour marcher dans les combines des collecteurs… on voit le résultat ! »

La France : une bassine percée, plus qu'un bassin laitier !

« L'objectif pour moi : 4 € de produits pour 1 € de charges opérationnelles, conclut Sylvain Quellier. Tu peux être très bon sur un poste mais si tous les autres dérapent, ça change la donne. »

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